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LE VIGNOBLE DE SAINT-PAUL À TRAVERS LES Â TRAVERS LES ÂGES
La culture de la vigne y fut introduite à la faveur des échanges entre les Grecs établis à Antibes et la peuplade ligure de ce lieu dès le VI siècle avant notre ère. La venue des Romain au Vème siècle contribua à son développement. L'avènement du christianisme au IVème siècle fut aussi un facteur d’ordre culturel favorable à cette extension la médecine eut sa part d'influence en attribuant au vin des propriétés curatives. A la fin du moyen âge, le terroir était déjà couvert d'un important vignoble. Les viticulteurs disposaient de moyens adéquats pour procéder aux travaux de vinification: Une cuve, un pressoir, des tonneaux, des ustensiles vinaires. Les raisins étaient foulés comme de nos jours. Au XVIème siècle la prospérité étant affirmée, on y fête Saint-Vincent, patron des vignerons. En 1538 et 1700, François I(er) et Vauban, de visite à Saint-Paul, ont pu apprécier la finesse des vins, gouleyants et clairets, sans vinosité, servis à leur table. Au XVIIIème siècle la production a connu un plein essor alors que le vignoble s'étendait sur une surface de plus de 250 hectares, productive, en 1800, d'environ 1900 charges de vins et 1000 charges de raisin. Elle permettait d'alimenter un négoce florissant comportant des expéditions à Nice et Antibes.
SAINT-PAUL DE VENCE AU MOYEN ÂGE: FORTIFICATIONS ET DONJON
Les premières fortifications à Saint-Paul furent probablement réalisées au tournant des 11ème et 12ème siècles. En effet, à cette date, suite à l'expulsion des Sarrasins par le comte Guillaume de Provence, s'en est suivi un processus de redistribution des terres laissées vacantes. Les sites nouvellement acquis sont ainsi fortifiés et participent pleinement à la formation de la seigneurie banale du siècle naissant. La réalisation des fortifications modernes de Saint-Paul fut ordonnée par François 1(er) peu de temps après la bataille de Cérisoles, l'ayant jugé nécessaire à la sûreté de cette frontière pour lors faible et peu armée. François l(er) se rendit à Soint-Paul afin d'en inspecter le site et ordonner à François de Mandon de Saint-Rémy de faire de Saint-Paul une place forte, permettant ainsi la protection des Marches de lo Provence Orientale.
LE DONJON:
L'ancien château, dont il ne reste aujourd'hui que le donjon, est devenu l'actuelle mairie depuis le 18ème siècle. Elle intègre dans le parement de nombreuses pierres d'un édifice médiéval. L'architecture: ce donjon par so supeficie intérieure constitue un donjon logeable, contrairement à ce que l'on peut voir en d'autres endroits. Il se trouvait composée de trois étages plus le rez-de-chaussée. On accédait au premier étage par une porte extérieure réalisée sur la partie nord de l'édifice. Ce donjon semble avoir subi de profonds bouleversements. Enfin au sommet de ce donjon, se trouve une cloche fondue de 1443 et mue par un mécanisme médiéval. Sur ce mécanisme est iscrite le devise suivante: "Hora est jam de somno suggere" (les heures nous invitent dès maintenant à la rêverie).
VISITER LES FORTIFICATIONS DE SAINT-PAUL
- Remparts nord: la visite du village commence à la porte de Vence faite d'un arc en plein cintre ainsi que la porte d'Italie au sud. A côté se trouve le canon Lacan qui provient de la bataille de Cérisoles remportée par François 1(er) et au cours de laquelle un contingent de soldats saint paulois aurait participé. - Remparts ouest: en allant du nord vers le sud par les remparts ouest se trouvent la courtine Saint-Paul et le bastion Saint-Rémy puis se profile la courtine Sainte-Anne avec une vue imprenable sur le village de La Colle sur Loup. - Remparts sud (porte de Nice): Au sommet de cette porte s'offre une vue sur l'ensemble du littoral de la Côte d’Azur et sur la partie certainement la plus anciennement habitée de Saint-Paul. Au-delà de cette porte, se dessine l'entrée du cimetière dont les travaux d'agrandissement ont fait disparoître la place sur laquelle les troupes étaient passées en revue. - Remparts est: Sur la partie est des remparts se dresse la courtine Sainte-Claude. En contre-bas, se profile le vallon du Malvan.
UN CANON NOMMÉ LACAN
Le canon qui veille près de l'entrée de la porte Royale est un vétéran de la bataille de Ceresole Alba (l544), dans le Piémont, que François 1(er) gagna contre Charles Quint. Le capitaine saint-paulois qui le servait s'appelait Lacan et le canon conserva son nom. Il eut même droit à sa légende: au 16ème siècle, il aurait craché des noyaux de cerises contre des assaillants venus de Vence, qui venaient le dérober. Criblés de tâches rouges et mis en fuite, ils courent encore.
LA FONTAINE
La fontaine, au cœur de Saint-Paul, est l'une des plus célèbres de France. Elle date de 1850 et sert de lieu d'orientation et de point de rendez-vous pour les visiteurs, après avoir accueilli les étals des colporteurs.
LE CIMETIÉRE
Il regarde lo Méditerranée, veille sur les premières vagues de collines qui montent du littoral, se dore au soleil couchant. A l'horizon, la mer at l'Estérel. Ici une petite chapelle (Saint-Michel) des cyprès centenaires, les dernières pierres des remparts. A la proue de Saint-Paul, ce lîeu poétique et champêtre, où les tombes refusent toute mise en scène, est le plus "marin" des cimetières du haut pays. Celle de Marc et Vava Chagall, près de l'entrée, à droite, est une pierre plate ornée de bouquets de thym, sur laquelle, selon la tradition juive, on dépose de petits cailloux. Chagall (1887-1985) y repose entre la terre et le ciel de Saint-Paul.